Oulala mais qu'est-ce que c'est qui se passe-t-il ?

Nos cooking gurus me font douter...

Car oui leurs recettes sont à tomber.

Car oui je me jette sur tous leurs livres dès leur sortie.

Car oui ce sont des kitchen-godess...

Mais un peu trop Renoir en ce qui me concerne ces derniers temps...Bref, un poil trop grassouilles pour ne pas alerter mon compteur à calories...

Car manifestement, elles cuisinent divinement mais elle goûtent probablement un peu trop...

Je suis tombée à la renverse devant les photos du ELLE de cette semaine...

Trish2Trish 1
Elle a beau avoir mis des aubergines dans son panier, on sent que sa maîtrise du chocolat ne s'est pas acquise par procuration de dégustation.

Et que dire de Nigella ?

NigellaFaut arrêter les filles là ! Il s'agit de votre pouvoir marketing là ! Belles, souriantes et presque minces, voilà ce qui vend des bouquins de cuisine. Sinon, on avait déjà Ginette et Maïté...

Et qui va nous faire croire qu'on peut s'empiffrer de Triffle sans prendre un gramme maintenant ?


La foodomanie qui vous aura le plus agacé(e) en 2012

Moi, ce sont les cupcakes.

Cupcakes

Peux plus les voir. Encore moins les manger.

M'arrive quand même de tolérer les muffins. Et encore.

J'ai les pires craintes pour les burgers en 2013. Moi qui aime tant ça. Mais franchement, là, à toutes les sauces dans tous les restos...ça devient légèrement envahissant. Mais ne gageons pas de l'année prochaine. Concentrons-nous sur la question.

 

Et vous, l'overdose foodistique de 2012, c'est quoi ?

 


De qui se moque-t-on ? Ou quand Martha se joue délibérément de nous !

Martha Stewart est une obsession par ici. Une sorte de contre-exemple parfait. De modèle impossible. Ma quête. Ma limite. Mon inspiration. Mon irritation. Je lui ai même consacré un autre blog, à deux pas d'ici (Lovemum), mon long chemin vers sa perfection.

Parfois pourtant, Martha fait dans l'excès. Et l'excès à l'américaine, vous savez où cela peut mener ! Et là franchement, déjà qu'elle est moyennement crédible, elle en devient parfaitement troublante de mauvaise foi.

La preuve : ce cassoulet qu'elle compte servir à ses convives, lors d'une petite fête qu'elle a elle-même baptisée "Portes Ouvertes chez Moi". 

Marmite géante
Elle va nous faire croire qu'elle est capable de soulever ce monstre toute seule ? Même un rugbyman n'y parviendrait pas. Et elle la lave comment sa marmite en cuivre ensuite ? Dans sa piscine ?

Franchement, Martha, tu me déçois. Tu es démasquée. On le sait qu'il y a plein de gens hors champ qui font tout à ta place et qui disparaissent une fois le cameraman à l'oeuvre...tu nous prends pour qui ? On l'a bien remarqué ton chemisier blanc immaculé et ton plan de travail digne d'une cuisine d'exposition chez Mobalpa. Tu vois, ça le fait pas. Ca démotive. Pas de cassoulet pour moi aujourd'hui pour la peine.

 


Non Monsieur Picard, pour une fois, je ne vous dis pas bravo !!

Petits fours picard

Les lecteurs assidus de ce blog savent à quel point Monsieur Picard est mon ami. J'adore. J'essaye à peu près tout. J'aménage, je transforme, j'associe...

Pour ce qui est de l'apéro et des desserts, j'avoue ne pas avoir trouvé meilleur rapport esbrouffe-prix. 

Mais là, je dis non !

C'est quoi cette idée de signer ses petits fours de sa petite marque, hein ?

L'idée d'un génial chef de produit "Desserts" ? 

Je m'insurge et me permet cette lettre ouverte au fâcheux qui a commis l'inpensable.

"Cher ami-chef-de-produit-de-la-gamme-desserts-de-chez-Picard,

dans votre fonction, vous êtes sensé bien connaître votre consommateur. Connaître ses motivations, le contexte dans lequel les produits sont utilisés, consommés, et tout et tout. Dans votre jargon, on appelle ça avoir de l'"insight". 

Vous apprendrez donc que souvent, le client Picard à l'achat honteux. Il sert vos exquis produits, mais n'en fait pas la réclame en passant le plat. Il fait même disparaître toute trace de votre vénérable enseigne, en jetant consciencieusement les emballages avant l'arrivée de ses invités. Pas qu'il essaye de faire croire que ça vient de chez Lenôtre ou Dalloyau, mais si on ne lui demande pas...il ne va pas la ramener sur l'origine véritable du produit...la preuve que c'est vraiment très bon.

Alors qu'est-ce que c'est que cette petite idée zêlée de signer vos petits fours du nom de votre employeur ? Hein ? Très mauvaise idée. Carton rouge !! Vous êtes viré !"

 


Celles et ceux qui y ont perdu leur âme...

Thème récurrent sur ce blog, la nostalgie des débuts. Désolée d'être en boucle sur ce sujet...mais puisqu'il me tient à coeur et qu'ici, finalement, c'est chez moi, et que je fais ce que je veux avec mes cheveux...

Au commencement furent quelques pionniers.

C'était il y a 5 ou même 6 ans, peut-être un peu plus.

Ceux-là se jetèrent dans l'aventure sans rien attendre d'autre que le frisson de la découverte, celui des pionniers curieux.

Quelques français exilés aux Amériques leur avait montré le chemin.

Parmi eux, la fameuse Clotilde et son blog-culinaire de petite frenchie tellement hype outre-atlantique. En France, nous eûmes donc Pascale (C'est moi qui l'ai fait) ou Mercotte ou encore Dorian (rare exception masculine dans une blogo culinaire trustée par les nanas).

De fil en aiguille, de Marie-Claire Idées en Scrapbooking, de patrons Citronille en imitation Bonpoint, la blogosphère des mamans-créa-tricoteuses c'est à son tour mise en marche. Un succès phénoménale.

Pendant ce temps, des minettes pas bêtes, s'essayaient au reportage de mode. Quelques bons clichés, un oeil sûr, et les voilà propulsées Gourou des tendances, Garance Doré en tête, désormais en front row de tous les défilés, à côté de la grande Suzy Menkès, c'est tout dire qu'elle est parvenu au sommet du sommet de la pièce montée....

Beaucoup parmi ces pionnières ont vu leur activité se transformer au fil des mois, se professionaliser, au rythme des sollicitations des marques et des organisations qui elles aussi, découvraient la puissance ce nouveau média, le pouvoir de recommandation de ces blogueuses de la première heure à l'audience parfois phénoménale. Fort est de constater, que parmi ces pionnières, peu sont celles qui ont trahi les valeurs de leurs débuts. On les en remercie. La générosité est toujours de mise sur leur blog.

Et puis vinrent toutes les autres. Celles sans véritable autre intention que de "réussir sur le net". Inspirées par la réussite des premières. Objectif : audience ! Objectif : sponsors ! Objectif : heure de gloire.

Et forcément, quand on a cette motivation en tête, on y va pas par quatre chemins, et franchement, souvent, ça se voit !

Tellement intéressé, vendu, payé, soudoyé, que le blog devient une sorte de publi-rédactionnel géant.

J'en veux pour preuve, ce blog au sous-titre plutôt descriptif : "Blog d'une maman parisienne", blog qui a d'ailleurs très longtemps eu son lien privilégié dans ces colonnes.

A sa décharge, e-maman qui anime ce blog est très sollicitée. Des relookings, des biberons, des poussettes, des presse-purée. Elle teste, elle écrit, elle distribue les lots. Une vraie animatrice démonstratrice de qualité, qui écrit plutôt bien d'ailleurs. J'en veux pour preuve, les (trop) rares fois où elle écrit "gratuitement", pour ne rien promouvoir de particulier,  c'est plutôt drôle et bien tourné. La miss est pourtant éthique : quand ses billets sont sponsorisés, elle l'indique dès le titre, bien en gros...et c'est bien. Tout le monde n'a pas cette délicatesse. Et pourtant...que dire ? Ca sent le consumer relationship program à plein nez. On baille. Car e-Maman est enthousiaste, elle aime tout, ses coups de gueule c'est jamais pour les marques et les produits, non jamais. Faudrait pas se fâcher avec ses peutêtre futurs sponsors.

Et voilà un blog plutôt bien parti, transformé en publi-rédac géant. Dommage.


Pause et Reflexion

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Pause gourmande bien sûr, avec juste ce qu'il faut de Chantilly noyée dans l'expresso, histoire de nourrir la réflexion. 

Ce blog est un véritable binz. Son cousin (ici) aussi d'ailleurs. En cinq ans, tant de posts accumulés, pour un ensemble au final sans queue ni tête. Poster à l'instinct c'est bien...mais ça ne fidélise pas l'audience.

N'écoutant que la fibre marketing qui sommeille (profondément) en moi, j'ai a-na-ly-sé.

Parmi les best-off de ce blog, deux billets n'ayant absolument rien à voir l'un avec l'autre :

  1. ma guimauve à l'agar-agar : tentée une fois, une pure merveille de réussite totalement inattendue jamais rééditée depuis.
  2. mon rice cooker qui sait tout faire, et en particulier le petit salé au lentille (juste un peu revisité). C'était le bon temps, 2005 ! nous étions bien moins nombreux, presque des pionniers, l'époque ou des Dorian et des Mercottes, pas encore passés pro, laissaient des commentaires chez moi. La classe.

Nous voilà bien avancés. Peu d'indices quant à la ligne éditoriale rêvée par les lecteurs de ce blog...les rares commentaires laissés par mes visiteurs ne donnent pas plus d'indications...

Les suggestions sont donc les bienvenues...avant que je ne fasse un truc totalement fou !!!!!


Bodum ne me fera pas changer d'avis

Blog bodum

Je n'aime pas qu'on titille ma bonne conscience. Je n'aime pas qu'une marque me donne de leçon. Non je n'échangerai pas mes capsules Nespresso pour une cafetière bodum, aussi verte soit-elle. Même si on m'en donne deux.

D'autant que Nespresso lance un programme de récupération de ses capsules et de recyclage, nous en avons déjà parlé dans les pages de ce blog.

La publicité comparative est autorisée depuis bien des années maintenant. Pourtant assez peu utilisée en France. Je crois que c'est tout à l'honneur de la créativité de nos très bonnes agences. 

Cette publicité est d'ailleurs assez stupide si l'on y regarde bien. Lorsque je veux un petit café, moi toute seule, je m'en fait un. Avec une capsule et quelques ml d'eau. Ca ne me viendrait pas à l'idée de faire du café pour 10 dans une cafetière à piston...Cette publicité compare des torchons et des seviettes, de la tisane avec du thé, des pommes avec des poires. On parle d'espresso d'un côté et de café allongé de l'autre.

Bon, j'arrête. Vous avez compris : je n'aime pas. Je trouve cela facile.

On ne construit pas sa réputation en débinant celle des autres.

Point.


 

Ca se passe comme ça chez McDonald's...

Voilà, il faut le savoir : je n'aime pas McDo. Mais alors pas du tout !! Donc...je n'y vais jamais...et surtout...je n'y amène pas ma progéniture. C'est mon petit snobisme à moi : "non madame ! Mes enfants à moi ne mangent JAMAIS au McDo !".

Les hamburgers, je leur fait maison (pain compris !). 

Mais aujourd'hui, je ne sais pas ce qui m'a pris, en sortant d'une virée shopping à la Fnac avec mes filles pour faire le plein de lecture pour les vacances (enfin, pour l'une d'elles, je crains que ça ne passe pas la semaine...) je m'entends prononcer cette phrase totalement inattendue : "Maman va vous proposer un truc incroyable auquel vous allez à peine croire et qui bafoue jusqu'au plus élémentaire de mes principes...mais,...vous voulez qu'on aille manger au McDo ?".

Deux paires d'yeux écarquillés me fixent sans oser y croire...La réponse ne se fait pas attendre : le oui est franc et massif. Elles tapent là.

Nous voilà en marche pour le restau-maudit. A peine sortie de l'escalator, je regrette déjà ma proposition. Une queue qui me parait gigantesque nous attend. Ca sent la frite. Ca grouille de monde.

Je tente une reculade. Les deux paires d'yeux m'en dissuadent instantanément.

Me voilà tentant une ruse : les bornes de commande électronique. Ecran tactile. Je tapote, j'appuie, je presse : rien ! Ca rame. J'abandonne et me résous à faire la queue.

Là, un très gentil jeune homme s'approche de nous avec un module de commande portable. Je crois comprendre qu'il veut prendre notre commande pour gagner du temps. Un point pour l'organisation logistique.

Par contre, nous sommes à des milliers de kilomètres des jolies photos au dessus des caisses, sensées nous aider à faire notre choix...je n'ai pas mes lunette. Je n'arrive rien à lire.

Panique ! Les gens devant nous ont débité leur commande en 2 secondes, en alignant des McFleuris et des McChicken et des McFrites à la vitesse de la lumière...

C'est notre tour. Nous nous regardons moi et les filles. J'espère que ces deux jeunes filles vont voler à mon secours. Je me souviens que ce sont mes filles, celles qui n'ont jamais mis les pieds au McDo et donc qui n'y connaissent pas grand'chose non plus...Je sens dans leur regard qu'elles comptent sur leur mère et un vague souvenir de ses années d'étudiante où elle fréquentait parfois le McDrive de Cergy-Pontoise, pour enfin dire quelque chose à ce pauvre jeune homme qui attend patiemment, le stylet en l'air.

Et là, le seul truc qui me vient c'est : Cheese Burger, Frites, et Coca Cola. 

Nous voilà donc en train de faire la queue pour récupérer le plus débile des plateaux du McDo. Le plateau 'vintage', celui qu'on commandait il y a 20 ans à peu près....

A la dernière minute, ma fille aînée, manifestement plus branchée McDo que je ne croyais rajoute un McFlurry. La classe.

Les pailles. Les seviettes. On a tout.

C'est le moment de vérité : la dégustation.

Les frites tout d'abord : honnêtes...à la hauteur de leur réputation. Viennent ensuite les fameux "Cheese", tellement minables qu'ils n'ont même pas droit à une boîte en polystyrène. Ils nous sont servis emmaillotées dans un petit papier jaune...Je déballe donc...et je plante mes dents...dans un truc mou qui a tout du goût du plastique...sans trop de goût finalement. 

Le Coca finalement...servi au verre, avec les glaçons et le petit chapeau avec le trou pour la paille...le meilleur élément du plateau. Tellement plus US que les canettes....

Bref : on s'en ai mis partout, on a bien rigolé. Surtout quand ma fille aînée à tenté de manger sa glace sans ôter le couvercle. Mais en observant les voisins, nous avons pu glaner quelques précieuses informations sur la façon de s'y prendre.

De véritables extra-terrestres en mission découverte-incognito. Voilà le sentiment que nous avons partagé grâce à cette expérience qui confirme ce que je pensais : c'est franchement pas bon, ça pue la frite, c'est plein de monde, c'est gras, tu sors de là t'as l'impression d'avoir pris 2 kilos rien qu'en regardant le plateau et tu finis par mettre à la poubelle autant de matériel que ce que tu as essayé d'ingérer.

McDo, je préfère y jouer à la maison....


Rien, nada, tant pis pour vous !

Malgré les suppliques de Jane Proust, de Véro et de LMO (qui recevront cette recette ultra-secrète par email) vous n'aurez rien ! Rien de rien ! 

Je déclare la recette de ma glace Cookie-Dough-Dynamo à la Ben&Jerry classée secret-défense.

Vous ne la méritez pas.

Voilà. C'est dit.

C'est dommage parce qu'elle est vraiment fastoche et vraiment trop bonne...mais bon, vous avez pas assez supplié...alors rien, nada, tant pis pour vous.